Activités génératrices de revenus

Avec la volonté que le projet puisse impacter positivement l’économie de ces zones et générer de nouvelles dynamiques, diverses mesures ont été prises. Les termes de références qui sont publiés pour recruter des entreprises qui réalisent des travaux dans les quartiers établissaient une ponctuation plus élevée lorsqu’elles proviennent de ces même quartiers : cette initiative s’est révélée une incitation positive pour que les entreprises les plus qualifiées réalisent des accords avec celles provenant des quartiers qui, sinon, n’auraient pas pu répondre aux appels d’offres. De plus, en ce qui concerne l’embauche de main d’œuvre, il est établis que au moins 75% de la main d’œuvre doit être recrutée au sein des quartiers.

Etant donné que ces mesures sont temporaires, le projet a établi quatre lignes d’action qui prévoient de jeter les bases pour permettre aux différents acteurs des quartiers de tirer parti des opportunités économiques à long terme. D’une part, un accompagnement à la formation en collaboration avec l’Institut National de Formation Professionnelle (INFP) permet aux habitants des quartiers d’obtenir des accréditations. Cela constitue une valeur ajoutée qui les positionne dans une situation préférentielle face aux options qui se créeront.

D’autre part, des initiatives à long terme ont été lancées, sachant que 80% des entreprises des quartiers sont des micros entreprises unipersonnelles, dont le même pourcentage se dédie simplement à des activités de reventes. Plus de 750 femmes ont reçu une formation vocationnelle accompagnée d’un renforcement de l’auto estime, sachant que dans beaucoup de cas on est en présence de femmes vulnérables. La décision des formations proposées a été basée sur des études de marché qui ont permis d’identifier les secteurs d’opportunités. En plus des formations orientées par la demande, il a été établi un « matching fund » qui met à disposition des lignes de microcrédit –qui se transforment par la suite en fond de roulement- en relation avec la diaspora ainsi que des haïtiens généreux et influents, qui offrent leurs fonds comme une contrepartie de l’émission de crédits à un taux d’intérêt nul, sous la forme de Zafem. L’accès à des lignes de crédits plus traditionnelles a finalement impacté à 400 femmes micro-entreprises tenues par des femmes. L’intervention sur les chaines de valeur du point de vue des femmes productrices et fournisseuses a permis à ces femmes d’établir des relations professionnelles avec des entreprises leaders dans chacun des quatre secteurs participants. Ces diverses lignes d’appui ont débouché sur la création de 450 emplois durables et 350 micros entreprises se sont établies. Ainsi, un concours à l’entreprenariat des femmes a été créé, étant donné que la version de ce concours existante et organisée par une entreprise du secteur prive était exclusivement accaparée par des hommes. 550 jeunes femmes ont déposé leur proposition de projet et 32 sortirent gagnante et reçurent l’appui du Ministère de la Jeunesse par le biais de formation, ainsi que par le projet 16/6 en terme d’accompagnement et de capital de départ, pour leur permettre de mettre sur pied leur initiative.

D’autres initiatives ont été lancées comme les projets : Ann Ale, KOREA et Programme de Développement de Fournisseurs (PDF) :

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–        Le Projet Ann Ale a pour vocation de permettre aux petits commerçants des quartiers du Projet 16/6 d’augmenter leurs revenus,

et par la même, augmenter leur niveau de vie. En se basant sur ce diagnostic réalisé par le projet 16/6 auprès d’un échantillonnage composé de 1500 entreprises, le projet a mis en places des accords avec les mairies correspondantes, avec les instituts de formation et im5des designers graphiques pour accompagner ces MPME. Des formations mobiles, données depuis des véhicules conçus à cet effet, qui porteront sur des matières comme la comptabilité, le business management ou le marketing ainsi qu’une amélioration de la visibilité de ces MPME leur permettra de mieux se positionner pour augmenter leur épargne, leurs bénéfices et accéder à une clientèle plus importante.

–        Le Projet KOREA : Autonomisation des femmes vulnérables par à travers des activités génératrices de revenus

Une attention toute particulière a été donnée aux femmes à travers d’une initiative, qui a été lancée avec le concours de MJSAC, avait pour objectif de favoriser l’autonomisation économique des femmes à travers des activités génératrices de revenus par la promotion et la création de micro-entreprises dans les 16 quartiers ciblés, grâce au support financier du Gouvernement Coréen. im6Le projet concentre ses actions sur les micros, petites entreprises dirigées exclusivement par des femmes en leur fournissant un appui en information, en formation et sur le plan financier pour la création d’emplois et d’affaires pour les femmes vulnérables. Le projet a permis de développer des liens avec le secteur de l’emploi formel, les institutions financières ainsi qu’avec des organismes communautaires œuvrant pour l’intérêt des femmes vulnérables à travers trois (3) axes d’interventions principales ce qui a permis de placer les femmes en tête de ces types d’action:

  • Renforcement des capacités nationales et formulation d’une politique publique pour l’autonomisation économique des femmes
  • Support 8 interventions de création d’emplois dans les quartiers via 8 partenaires stratégiques (Fonkoze, Goal, BRAC, Femmes en Democratie, Sofonias, JP/HRO, SIF et IRC)
  • Activités de plaidoyer

Réalisations

 

  • 780 femmes ont suivi une formation en développement personnel, formation professionnelle et en gestion d’entreprises sachant que dans beaucoup de cas on est en présence de femmes vulnérables
  • 600 emplois créés  (parmi lesquels 527 sont des micro-entreprises).
  • 180 micro-entreprises ont été renforcées.
  • Dans le cadre du championnat, 218 jeunes femmes entrepreneurs ont bénéficié d’une formation en gestion d’entreprises assurée par le MJSAC grâce à un curriculum de formations adapté à leurs besoins.
  • Création d’un réseau formel des principaux partenaires dans le secteur publique et privé ainsi que des ONG et des institutions financières, impliqués dans les micro, petites et moyennes entreprises dirigées par des femmes et organisation d’un forum national réunissant plus de 500 représentants d’organisations des femmes de tout le pays pour aborder les questions relatives aux femmes. Le rapport, les données de base et la feuille de route émanant de cette activité vont nourrir le développement des politiques publiques sur des questions relatives aux femmes.
  • Projet clôturé en Décembre 2012, dernier versement effectué aux ONGs

La décision des formations proposées a été basée sur des études de marché qui ont permis d’identifier les secteurs d’opportunités. En plus des formations orientées par la demande, il a été établi un « matching fund » qui met à disposition des lignes de microcrédit –qui se transforment par la suite en fond de roulement- en relation avec la diaspora ainsi que des haïtiens généreux et influents, qui offrent leurs fonds comme une contrepartie de l’émission de crédits à un taux d’intérêt nul, sous la forme de Zafem. L’accès à des lignes de crédits plus traditionnelles a finalement impacté à 527 femmes micro-entreprises tenues par des femmes. L’intervention sur les chaines de valeur du point de vue des femmes productrices et fournisseuses a permis à ces femmes d’établir des relations professionnelles avec des entreprises leaders dans chacun des quatre secteurs participants.

–        Le Programme de Développement de Fournisseurs (PDF)


Un programme initié en collaboration avec le Ministère et la Chambre du Commerce et de l’Industrie d’Haiti qui a pour objectif de contribuer à l’augmentation de la compétitivité et la création d’emplois décents à travers le renforcement de chaines de valeur des secteurs économiques stratégiques.

Ce projet met l’accent sur les MPME qui fournissent des biens et services. En Haïti, comme c’est le cas dans beaucoup d’autres pays du Sud, l’économie est divisée entre quelques entreprises compétitives, capables de créer de la valeur, et une importante masse de micros et petites entreprises, pour qui la situation de pauvreté se perpétue. Le Programme de Développement des Fournisseurs, un programme passé politique publique au Mexique après 13 ans d’existence et après 4 ans à El Salvador, fait d’ores et déjà partie des outils du Ministère du Commerce et de l’Industrie de Haïti, qui s’est déjà approprié le PDF. Les premiers 16 consultants haïtiens qui appuieront les chaines de valeurs ont été formés et accrédités par le Ministère, la Chambre de Commerce et le PNUD ; les 32 premières entreprises ont déjà bénéficié d’une version simplifiée de la méthodologie et le Programme continue de croitre. Les quincailleries des quartiers augmentent leur compétitivité et commencent à s’accaparer des parts de marchés plus importantes ; dans les mois à venir, des chaines de valeur dans le secteur agricole, de la construction, d’alimentation et de services seront appuyées. Le Programme accompagne chaque entreprise individuellement et comme un maillon de la chaine sur une période de 10 mois au cours de laquelle est fournie une assistance technique générale, ainsi qu’une autre, plus spécialisée, dans le même temps que différents lignes de crédits sont mises à disposition des entreprises, conjointement avec des institutions du secteur bancaire et de micro-crédits avec lesquelles ont été signés des accords.

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